Fleurir hypoallergénique chez moi

Les jardins sont synonymes de verdure, nature et de calme. On aime y prendre le soleil ou passer un agréable après-midi à jardiner, lire, bref un vrai moment de plaisir. Sauf pour les personnes allergiques aux pollens ! Nez qui coule, yeux qui pleurent, atteinte des bronches, quinte d’éternuement…, le moment détente devient alors un vrai cauchemar, dégradant considérablement la qualité de vie.

Le meilleur moyen de conserver un espace naturel verdoyant sans s’exposer à de tels symptômes est de créer un jardin dit « hypoallergénique ». Chacun devient alors acteur de sa maladie en choisissant les bonnes espèces à planter dans son jardin.

L’APPA tient à remercier l’Association Française pour la Prévention des Allergies (AFPRAL) pour nous autoriser à diffuser quelques astuces pour réaliser le meilleur jardin hypoallergénique. Pour en savoir plus sur l’AFPRAL, cliquez ici.

  • Préférer les jardins à la française, dans lesquels la forme et la taille prédominent, et qui limitent fortement la floraison. En effet, les arbustes taillés très régulièrement émettent peu de pollens.
  • De la même façon, préférer les jardins japonais, favorisant les éléments minéraux (roches, graviers, sable et eau) et principalement composés de plantes de terre de bruyère (azalées, rhododendrons, camélias, certains érables…), d'espèces de mousses, de fougères et de bambous.
  • Privilégier les mousses et les fougères qui, contrairement à la pelouse, n’émettent pas de pollen et ne provoquent pas de réactions allergiques.
  • Installer des bassins composés de plantes flottantes (nénuphars, lotus, iris, sagittaires, renouées amphibies, renoncules d'eau…) et de plantes de berge (joncs, salicaire, épilobe hirsute, lysimaques, primevère du Japon…).
  • Planter des variétés à fleurs doubles. Issues de manipulations, leurs étamines ont été transformées en pétales, et ne produisent pas de pollens.
  • Privilégier les herbes aromatiques : sauge, basilic, ciboulette, fenouil, menthe, persil, thym, aneth…
  • Privilégier les plantes autofécondes, peu allergisantes car leur pollen est disséminé directement de l’étamine au pistil : chrysanthèmes, dahlias, marguerites, clématites, renoncules, anémones…
  • Privilégier les plantes entomophiles, peu allergisantes car leurs pollens sont transportés par les insectes : les légumineuses (genêts, robiniers, acacias, féviers…) les scrofulariacées (digitales, gueules-de-loup), et les labiées (sauges, menthes, teucrium, romarin, lavandes, phlomis…).
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  • Et enfin, la tonte du gazon doit être régulière, deux fois par semaine, et à une hauteur de 2 à 2,5 cm. Il faut éviter les tondeuses rotatives (hélice placée en-dessous tournant rapidement), car elles projettent et remobilisent les pollens dans l'air. On y préfèrera les tondeuses manuelles, à lames hélicoïdales, agissant comme des ciseaux. Elles favorisent le taillage horizontal des touffes de graminées. La tonte régulière coupe une grande majorité des épis avant leur floraison.

Retrouvez également les conseils du RNSA sur le site dédié : Végétation en ville.